En rediffusion TÉLÉ POLYNÉSIE à 21h30
Vendredi 3 juillet 2009 - à 20h00 Samedi 4 juillet 2009
TEMPO GUADELOUPE & NOUVELLE-CALÉDONIE à 20h00 Samedi 4 juillet 2009
TEMPO RÉUNION à 22h31 Samedi 4 juillet 2009
FRANCE 3 à 02h15 Dimanche 5 juillet 2009
TV5MONDE AFRIQUE à 21h35 Jeudi 9 juillet 2009
TV5MONDE EUROPE à 14h00 Samedi 11 juillet 2009
Au sommaire :
Iles Banda : un
parfum de muscade
Elle garde un parfum d’aventure maritime et de mystère. Depuis 5 siècles, la noix de muscade fait vivre l’archipel oublié des îles Banda, dans les Moluques, à
l’extrême est de l’Indonésie. Longtemps, elle fut l’épice préférée des européens. Aphrodisiaque, hallucinogène, objet de tous les désirs, la petite noix parfumée vaut,
au XVI ème siècle, autant que l’or. Portugal, Hollande, Espagne, Angleterre, toutes les grandes puissances navales européennes se battent pour conquérir ces îles
perdues, entourées de jardins coralliens, hérissées de volcans émergés du fond des océans. Jusqu’au XVIIIème siècle, c’est le seul endroit du monde où pousse la
précieuse muscade. Aujourd’hui, l’épopée des épices a sombré dans l’oubli. Les habitants rêvent de sortir de leur splendide isolement. A 82 ans, Des Alwi, l’homme le
plus riche de l’archipel se bat pour renouer avec ce passé glorieux.
La Vahiné, du mythe à la
réalité
C’est l’histoire d’une femme qui a donné naissance à un mythe au cœur du Pacifique. Elle est belle, exotique, et toujours prête à faire chavirer les cœurs.
Elle revigore les imaginaires en panne de dépaysement ou d’inspiration. Depuis plus de deux siècles, la Vahiné fait inlassablement rêver. A l’origine, une poignée
d’explorateurs qui découvrent abasourdis Tahiti et son paradis, à la fin du 18ème siècle. Et on ne s’en est jamais remis….
Pur fantasme masculin ? Label commercial ? Fierté nationale ? Qui est aujourd’hui cette Vahiné ?
Au-delà de l’éternel cliché de la jolie fille fleur à l’oreille, elle peut dévoiler un autre visage.
Car "Vahiné" veut simplement dire "femme" en tahitien.
Pérou : les forçats du guano
Ils sont nés dans les montagnes du Nord du Pérou, à plus de 3000 m d’altitude et rien ne les destinait à goûter les joies de l’océan. Seuls, leur carrure,
leur courage et l’endurance dont ils font preuve les a conduits à travailler en mer plusieurs mois par an. Ils sont ainsi des centaines de paysans des Andes qui depuis
plus d’un siècle rêvent régulièrement de reprendre la route des îles pour participer aux campagnes d’extraction de guano. Le guano, ce sont les déjections d’oiseaux
marins qui s’accumulent au fil des ans sur les presqu’îles et les îles de la côte péruvienne, sans que jamais la moindre goutte de pluie ne vienne en altérer les
qualités organiques.
Les hommes grattent et ramassent à même la roche tous les 10 à 15 ans ; car le guano reste l’un des meilleurs engrais naturels au monde. Au XIXe siècle, les pays
industrialisés d’Europe et tout particulièrement l’Angleterre s’approvisionnaient là pour accroître les rendements de leur agriculture. Le Pérou dans le même temps
finançait son développement et ses infrastructures avec le seul fruit de ces ventes. Véritable « or brun », le guano fut même à l’origine d’une guerre entre le Chili
et le Pérou pour le contrôle de ces îles.
Aujourd’hui, l’entreprise d’état qui exploite le guano se bat pour relancer les exportations et améliorer les conditions de vie des travailleurs. Difficile. Faute
d’investissements, la logistique et les méthodes de travail n’ont pratiquement pas changé depuis un siècle… Tout se fait à la main et à dos d’homme… et les
travailleurs de la Sierra continuent de tenir leur triste rôle.
Les survivants du Bounty :
Les descendants des rescapés du Bounty, à l’île de Pitcairn
Loin de toute implantation humaine, l’îlot de Pitcairn est un nid d’aigle aux flancs profilés comme une forteresse de basalte. Il ne pouvait y avoir
meilleur repaire pour des mutins en rupture de banc que ce soulèvement volcanique mal identifié sur les cartes marines de 1790, date à laquelle les révoltés du Bounty
décidèrent d’y abandonner leur destin. Tout le monde connaît la célèbre mutinerie qui opposa le Capitaine William Blight à son second Fletcher Christian. Réfugiés à
Pitcairn les mutins créeront une communauté, dont les descendants se revendiquent toujours aujourd’hui. L’île compte désormais une cinquantaine d’habitants, elle
dépend de la Couronne Britannique et, surtout, elle est terriblement isolée.
Quelques bateaux la ravitaillent et, notamment, un navire de la marine française, qui jette l’ancre dans la baie, achète un peu d’artisanat local, apporte les vivres,
le courrier, le fuel et les denrées indispensables aux habitants. Une école dispense le savoir élémentaire, mais la question du devenir de l’île est sur toutes les
bouches, notamment sur celle des jeunes, qui devront émigrer en Nouvelle Zélande pour trouver du travail.
Les Whitsunday, îles paradisiaques
L’Archipel des Whitsunday est composé de 93 îles. Un archipel magnifique avec une multitude d’arbres d’essences différentes. Seules quelques îles sont
habitées mais elles sont privées. Ce sont des îles-hôtels où tout est à la dimension du touriste qui peut venir pratiquement les mains dans les poches. Tom Cruise,
Mick Jagger… la jet-set du monde entier, apprécient cet endroit, hors du temps, hors de la vie. C’est un monde artificiel, sorte de Dysneyland marin mais cet endroit
est très réputé en Australie comme lieu privilégié de vacances à quelques kilomètres de la Grande Barrière de Corail. On séjourne au Whitsundays un peu comme dans un
parc d’attraction, ou le monde ne serait que sourires et gentillesses. Mais c’est un monde qui coûte très cher…
|